Benjamin Kiffel revient à la nuit, entre rêve et cauchemar, pour s’arrêter à nouveau sur le paysage. Il l’aborde cette fois à travers un dialogue visuel : des photographies au format portrait auxquelles répondent des vidéos dont le mouvement très lent confine à l’apesanteur.
Cette friction s’établit entre les photographies, semblables à des lames de paysage égrénées dans un goutte-à-goutte sans fin, et les panoramiques en boucle dont les images défilent. Un trouble auquel contribue aussi le son diffusé dans l’espace d’exposition. Conçu de la même façon que les images à partir d’un détournement du réel, il s’apparente au bruit blanc, permettant ainsi de recréer une ambiance spatiale. En prenant du recul lors de cette escale lunaire, Benjamin Kiffel n’en reste pas moins terre à terre : cet univers empreint d’une grande poésie, de fragilité et de beauté n’est finalement qu’un prétexte pour donner à voir la société contemporaine dans une mise en abyme à l’atmosphère chaotique et désolée.
- Tous les mercredis, jeudis, vendredis, samedis de 16h00 à 19h00
- jusqu’au 24 octobre 2026
- Galerie La Pierre Large
- 25 rue des Veaux
- Strasbourg
